02.07.2008

Blazer, clap, deuxième!

On a beau râler, on a beau se dire que « y’a trop de monde », que « c’est plus pareil », que « cette année on se fera plus avoir », chaque année les soldes reviennent avec leur cortège de résolutions qui, en réalité, seront plus ou moins appliquées.

Moi, j’avoue, j’aime les soldes. J’aime pouvoir me gaver de bonnes affaires, avec pour seul mot d’ordre ma sacro-sainte devise : « on aurait tort de s’en priver ». Surtout lorsqu’il s’agit d’investir dans de belles pièces qu’on n’aurait pas acquises prix plein.

J’avais quand même fait preuve d’honnêteté, cette année, en reconnaissant publiquement (enfin, à ma mère, mais ça vaut tous les publics…) que je n’avais besoin de rien. Mais que la seule envie qui me restait vraiment, c’est un blazer gris.

Alors, tandis que j’errais telle une pauvre âme en peine au Printemps, parce que j’avais écumé tout le rayon chaussures en ne trouvant précisément pas chaussure à mon pied (je précise que c’était bien évidemment avant de tomber sur les boots Isabel Marant), je me suis dit qu’il était temps que je concrétise mon premier achat soldé. L’achat qui ouvre la porte à tous les autres, vous voyez?

Envie d’un blazer gris ? Va pour le blazer gris ! J’ai même pas fait exprès de le trouver chez Vanessa Bruno Athe, je n’ai rien à confesser, il est juste tombé entre les mains, je jure. Loin de moi l’idée d’arracher la dernière veste qu’il restait (ma taille, comme de juste) des mains d’une acheteuse potentielle.

Pas de potentiel, chez moi, seulement une certitude, vu l’usage plutôt abusif de mon blazer noir… Vanessa Bruno… acheté en soldes l’hiver dernier

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Blazer Vanessa Bruno Athe
Robe Maje
Tee shirt H&M
Boots Isabel Marant
Collier GAS
Sac Anna Corinna

06.05.2008

Blasée, moi? Certainement pas!

Une chose qui ne cesse de m'épater, tant chez moi que chez mes congénères shopping addict (vous planquez pas derrière votre PC, on vous a reconnues), c'est cette capacité à renouveler sans arrêt l'envie: l'envie d'une veste en jean, une fois réalisée, cède quasiment aussitôt la place à une autre envie, que ce soit de spartiates, de tee shirt loose, ou autre.

D'où corollaire nécessaire: notre incapacité d'une part, à établir des listes de nos vraies envies, et d'autre part, à se tenir strictement aux dites listes, suivez mon regard... L'envie, le désir, autant de considérations étranges qui semblent échapper à toute rationnalité, et sur lesquels je m'étendrai demain, avec, pour une fois, un soupçon d'intelligence.

En ce qui me concerne, je commence à être persuadée que le matraquage visuel tient une place importante dans la naissance de mes désirs vestimentaires. Plus je vois portées les Wayafarer que je m'étais jurée de ne jamais arborer, plus l'idée fait son chemin. Je suis comme une femme qui, dès qu'elle est au régime, ne pense plus qu'à s'empiffrer de Magnum double chocolat.

En la matière, depuis quelques semaine, je ne vois que lui:

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 ...le blazer gris, ou comment j'ai pu me passer de cette pièce maîtresse pendant aussi longtemps. Mon placard en compte des noirs, un marine, des lignés, mais point de gris. Et pourtant, il en finirait, des tenues, le blazer gris, même les plus improbables présentées dans le ELLE, savoir:

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...avec la fameuse robe longue lignée Maje...
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...ou soyons fous, avec la robe en mousseline Isabel Marant...

 ...mais là où je suis carrément convaincue, c'est quand le blazer gris est porté avec une jupette, un tee shirt loose imprimé, une longue écharpe, un chouette sac, comme dans l'Officiel du mois de mai 2008...

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 ...et avec toujours, invariablement en ligne de mire, ce modèle de chez Sandro, parfait, court mais pas trop, double poche, comme s'il n'en exsitait qu'un et un seul... L'unique:

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Veste Sandro, 220 € (quand même)

Mais, à moindre prix, l'envie se fait encore plus présente, voire même carrément pressante:

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Veste Topshop, env. 80£

 

Mes envies ont encore de beaux jours... Je ne sais s'il faudra me réjouir ou non lorsque je me dirai, peut être un jour, que non seulement je n'ai envie de rien, mais qu'en plus je n'ai besoin de rien...

Sur ce, je me lance à la recherche de mon blazer, m'en veuillez pas...